Ces labels les plus cool de la Fashion Week de New York sont déjà culte
La Fashion Week de New York vient de donner son coup d’envoi. De Lii à Heirlome, ces marques sont en train d’insuffler un nouveau souffle à la scène mode new-yorkaise.

La Fashion Week de New York ne manque pas de grands noms établis. Mais la véritable effervescence se trouve du côté des créateurs qui pourraient bien devenir les stars de demain. Ces jeunes talents bousculent les codes, cultivent cette débrouillardise si propre à New York et redonnent à la mode new-yorkaise toute son énergie. Six labels à suivre de très près.
Aisling Camps
Ingénieure en mécanique devenue créatrice, Aisling Camps, sélectionnée par ELLE dans son dossier Future of Fashion 2026, imagine des pièces en maille pour celles et ceux qui n’ont jamais vraiment trouvé leur bonheur dans un simple pull. Cardigans tricotés à la main, robes à mailles ajourées et superpositions vaporeuses composent un vestiaire qu’elle décrit comme « parfaitement imparfait ». Après être passée par Polo Ralph Lauren, Rag & Bone et Proenza Schouler, Camps a fait ses débuts à la Fashion Week de New York en février 2026. Au programme : des pulls aussi légers que des toiles d’araignée et des jupes froncées en résille, déclinés dans des tons vert olive et des couleurs joailler.
6397
Si 6397 est devenu l’uniforme officieux des filles cool du downtown new-yorkais, ce n’est pas un hasard. Fondé par Stella Ishii et désormais dirigé par Lizzie Owens, le label part des pièces que les femmes portent réellement, jeans, T-shirts, robes nuisette en soie, pour leur insuffler juste ce qu’il faut de nouveauté. Le résultat ? Une allure cool sans jamais en faire trop, immédiatement reconnaissable et surtout étonnamment collective à l’heure où les algorithmes tendent à uniformiser nos goûts.
Jamie Haller
Jamie Haller fait son entrée au calendrier officiel de la Fashion Week de New York cette saison, mais la créatrice est loin d’être une inconnue du milieu. Pendant les confinements, son hybride entre chausson et mocassin était devenu un véritable objet culte, ouvrant la voie à toute une ligne de chaussures inspirées du vintage, mais aussi au denim patiné, au prêt-à-porter et aux ceintures.
Son secret ? Une approche finalement très simple : créer les pièces qu’elle a elle-même envie de porter. Comme ce costume en denim volontairement oversize aux coutures apparentes, aperçu dans sa collection automne-hiver 2026. Puis laisser le reste du monde finir par suivre.
Heirlome
Le nom de Heirlome, la marque de Stephanie Suberville, s’inspire des racines du mot anglais heirloom – formé à partir de heir, « héritier », et lome, qui désigne un outil. Une appellation qui résume parfaitement sa démarche : mettre à l’honneur les savoir-faire artisanaux de son Mexique natal. Des rebozos traditionnels aux textiles tissés à la main, en passant par les ornements réalisés par des artisans, chaque création célèbre un patrimoine riche et minutieux. Après avoir présenté ses collections pendant trois saisons sous la forme de lookbooks, Stephanie Suberville s’apprête cette saison à faire ses véritables débuts sur les podiums de la Fashion Week. Une nouvelle étape pour Heirlome, qui permettra enfin de découvrir ses pièces les plus sophistiquées en mouvement et de mesurer pleinement l’ampleur du travail artisanal qui les compose.
Colleen Allen
À l’image de Lii, Colleen Allen figurait parmi les neuf finalistes du LVMH Prize 2026, l’un des meilleurs indicateurs de ce que la mode est en train de regarder demain. Après avoir passé trois ans chez The Row, Allen a lancé sa marque éponyme pour développer une vision plus instinctive et imaginative de la féminité. La créatrice préfère d’ailleurs s’éloigner du traditionnel défilé au profit de présentations évocatrices, presque éditoriales, qui permettent à sa communauté de plus en plus fidèle d’entrer pleinement dans son univers. Pantalettes volantées, vestes sculpturales, capes en velours : chez Colleen Allen, les vêtements semblent toujours dissimuler une petite dose de magie.
Ashlyn
Ashlynn Park possède un talent certain pour rendre le minimalisme tout sauf minimaliste. Au sein de son label Ashlyn, le tailoring se sculpte, les drapés prennent des directions inattendues et chaque veste ou chaque robe semble cacher un détail supplémentaire que l’on ne remarque pas au premier regard. Fondée en 2020, la marque s’est construit une communauté fidèle autour de l’approche zéro déchet de Park et de ses silhouettes à la fois sophistiquées et subtilement architecturales. Ici, un micro-péplum néon peut surgir de l’ourlet d’une veste de tailleur impeccable : juste assez pour faire basculer un classique dans quelque chose de beaucoup plus désirable.
Auteur: Matthew Velasco
Cet article a été adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur elle.com Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site Web officiel.