Rihanna, Céline Dion, migrants… mais que se passe-t-il à la Fashion Week de Paris ?
Superstars, manifeste politique et mise à l’honneur des laissés-pour-compte. En seulement deux jours, la Fashion Week parisienne nous a livré un spectacle qu’on n’oubliera pas de sitôt. Entre longues heures d’attente, revendications politiques et concert surprise, un récap s’impose.

Mois de toutes les réjouissances, septembre ne passe jamais inaperçu. Rythmé par les arts, la littérature et la mode, il met, durant quatre semaines, tous nos sens en émoi. Et alors qu’il touche à sa fin, la semaine de la mode parisienne semble bien décidée à lui offrir un dernier acte particulièrement mouvementé. Rihanna fait patienter toute une industrie pendant de longues minutes, un défilé transforme la place de la République en manifestation politique et Céline Dion s’invite par surprise au pied de la tour Eiffel. Récap d’un mois qui n’a pas fini de faire parler de lui et qui n’a pas l’air de vouloir se terminer.
Rihanna décriée et adulée
Sans surprise, Rihanna s’est rendue dans la capitale française pour assister à la Fashion Week.
Un déplacement qui n’est pas passé inaperçu. Pour sa première sortie parisienne, c’est au premier rang de la maison canadienne ultra-underground Matières Fécales que la chanteuse a choisi de faire son apparition. 63. C’est le nombre de minutes qu’il aura fallu attendre avant que Rihanna ne fasse son arrivée et que le défilé puisse enfin débuter. Si ce retard a été perçu comme un véritable manque de respect par certains, d’autres ont plutôt salué sa présence, venue soutenir une maison qui allait signer l’un des manifestes politiques les plus remarqués de cette Fashion Week. Une chose est sûre : le retard de la chanteuse, largement commenté dans les tabloïds, aura permis de mettre un coup de projecteur sur l’événement. Un hasard ? Rien n’est moins sûr.
Un défilé historique
Encore confidentielle auprès du grand public il y a quelques années, la marque s’est progressivement imposée comme l’une des signatures les plus provocantes de la scène mode internationale. Pour son défilé printemps-été 2027, la maison montréalaise a investi un lieu symbolique et puissant : la place de la République. Une première pour l’industrie de la mode et un choix tout sauf anodin. Proclamation de la République après la chute de Napoléon III, rassemblements populaires, manifestations étudiantes, mobilisations ouvrières et mouvements de Mai 68… Cette place appartient au peuple et est, depuis toujours, le lieu de toutes les revendications politiques. Il aura fallu attendre le duo canadien, Steven Raj Bhaskaran et Hannah Rose Dalton, pour investir les lieux et faire défiler 99 mannequins racisés, voilés, enceintes, mères accompagnées de leurs bébés ou encore non-binaires. Un manifeste politique adressé aux migrants et au laissé-pour-compte que la maison a voulu mettre à l’honneur. Nécessaire, donc. Et historique.
Céline Dion fait une apparition inattendue
Autre moment fort de cette Fashion Week parisienne : Céline Dion crée la surprise et vole la vedette aux mannequins lors du défilé annuel de L’Oréal Paris, organisé au pied de la tour Eiffel. Un moment de réjouissance pour les fans qui n’avaient pas pu se procurer de billets pour le concert de la superstar, sold out en à peine une heure, et qui ont pu s’époumoner pendant quelques minutes sur son titre I’m Alive. La chanteuse a ensuite été rejointe par plusieurs ambassadrices de L’Oréal Paris, parmi lesquelles Viola Davis, Simone Ashley, Aja Naomi King et Eva Longoria.Une apparition particulièrement symbolique pour celle qui a fait son grand retour sur scène à Paris en septembre et dont chacune des apparitions est scrutée, commentée et transformée en véritable feuilleton mode.
Gigantesque espace de narration, la semaine de la mode parisienne n’a visiblement pas fini de nous surprendre. Et ce n’est que le troisième jour.