Il était une fois à la Chaux-de-Fonds… La Villa Turque

4 décembre 2023 · Modifié · Anna de Angelis
Villa turque.
Villa Turque.
©Courtesy of Antonio Martinelli/F.L.C./Adagp

Le génie de Le Corbusier, l’élégance de la Villa Turque et la finesse horlogère de la Maison Ebel, une symbiose où art et précision dialoguent.

À La Chaux-de-Fonds, là où tout a commencé, Le Corbusier ou plutôt Charles-Édouard Jeanneret laisse une marque indélébile. Né en 1897, il fait ses études de graveur-ciseleur à l’École d’art de La Chaux-de-fonds. Sa curiosité insatiable le conduit ensuite à entreprendre des voyages d’études à l’étranger et dès ses premiers pas dans l’architecture, il inscrit son désir d’expérimentation.

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Influences orientales

Il y a tout d’abord la Maison blanche, qu’il construit pour ses parents, il avait alors 25 ans. Dans cette réalisation, tout annonce déjà son penchant pour le purisme avec les toits terrasses, le plan libre et les fenêtres en bandeau. Chaque mur, chaque pièce est pensée dans sa globalité, où l’intérieur définit l’extérieur. Sa ville natale abrite une autre de ses œuvres majeures: la Villa Schwob, conçue pour le fabricant horloger Anatole Schwob en 1917, elle sera surnommée Villa Turque.

Qualifiée d’«ouvrage d’art et d’architecture vraie» par Le Corbusier, cette maison est une représentation parfaite de l’harmonie entre la nature et l’architecture. Sa structure octogonale, avec ses grandes baies vitrées qui inondent le séjour de lumière, son toit terrasse et sa façade en briques jaunes reflètent l’influence de son voyage en Orient. Ce sera sa dernière réalisation avant de quitter définitivement son pays pour Paris.

Ode à la beauté

La suite du parcours de Le Corbusier est jalonnée de constructions dans le monde entier, dont 17 sont à présent classées au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais l’histoire de la Villa Turque ne s’arrête pas là. En 1986, à l’occasion de son 75e anniversaire, Ebel acquiert ce joyau architectural pour en faire sa plus belle vitrine. Une étape qui résonne comme une évidence et qui fait écho aux fondations même de la marque. Fondée en 1911 par le couple Eugène Blum et Alice Lévy, Ebel s’est toujours attachée à combiner esthétisme et excellence. Tout comme la villa, chaque montre est un mélange d’art et d’innovation, où design élégant et perfection technique s’entremêlent.

A lire aussi: La mode s’invite à la maison

La Villa Turque est devenue non seulement un conservatoire du patrimoine architectural de Le Corbusier, mais aussi un symbole de l’interconnexion entre deux mondes: l’architecture et l’horlogerie. Deux domaines où chaque seconde compte, chaque détail a son importance et où la perfection n’est jamais un accident, mais le résultat d’un travail acharné et d’une vision claire. Cette histoire est un rappel puissant de la beauté qui peut naître de la convergence de la passion, de la précision et du design. En contemplant la Villa Turque, on peut presque entendre les tic-tac délicats des montres Ebel, chacun rappelant que le temps, l’espace et le design sont intrinsèquement liés. Et au cœur de cette mélodie se trouve une passion commune: la beauté intemporelle et la perfection dans la création.

Tags : Art · Déco · Maison · La-Chaux-de-Fonds
Villa turque.
Villa Turque.
©Courtesy of Antonio Martinelli/F.L.C./Adagp

Le génie de Le Corbusier, l’élégance de la Villa Turque et la finesse horlogère de la Maison Ebel, une symbiose où art et précision dialoguent.

À La Chaux-de-Fonds, là où tout a commencé, Le Corbusier ou plutôt Charles-Édouard Jeanneret laisse une marque indélébile. Né en 1897, il fait ses études de graveur-ciseleur à l’École d’art de La Chaux-de-fonds. Sa curiosité insatiable le conduit ensuite à entreprendre des voyages d’études à l’étranger et dès ses premiers pas dans l’architecture, il inscrit son désir d’expérimentation.

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Il y a tout d’abord la Maison blanche, qu’il construit pour ses parents, il avait alors 25 ans. Dans cette réalisation, tout annonce déjà son penchant pour le purisme avec les toits terrasses, le plan libre et les fenêtres en bandeau. Chaque mur, chaque pièce est pensée dans sa globalité, où l’intérieur définit l’extérieur. Sa ville natale abrite une autre de ses œuvres majeures: la Villa Schwob, conçue pour le fabricant horloger Anatole Schwob en 1917, elle sera surnommée Villa Turque.

Qualifiée d’«ouvrage d’art et d’architecture vraie» par Le Corbusier, cette maison est une représentation parfaite de l’harmonie entre la nature et l’architecture. Sa structure octogonale, avec ses grandes baies vitrées qui inondent le séjour de lumière, son toit terrasse et sa façade en briques jaunes reflètent l’influence de son voyage en Orient. Ce sera sa dernière réalisation avant de quitter définitivement son pays pour Paris.

Ode à la beauté

La suite du parcours de Le Corbusier est jalonnée de constructions dans le monde entier, dont 17 sont à présent classées au patrimoine mondial de l’Unesco. Mais l’histoire de la Villa Turque ne s’arrête pas là. En 1986, à l’occasion de son 75e anniversaire, Ebel acquiert ce joyau architectural pour en faire sa plus belle vitrine. Une étape qui résonne comme une évidence et qui fait écho aux fondations même de la marque. Fondée en 1911 par le couple Eugène Blum et Alice Lévy, Ebel s’est toujours attachée à combiner esthétisme et excellence. Tout comme la villa, chaque montre est un mélange d’art et d’innovation, où design élégant et perfection technique s’entremêlent.

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La Villa Turque est devenue non seulement un conservatoire du patrimoine architectural de Le Corbusier, mais aussi un symbole de l’interconnexion entre deux mondes: l’architecture et l’horlogerie. Deux domaines où chaque seconde compte, chaque détail a son importance et où la perfection n’est jamais un accident, mais le résultat d’un travail acharné et d’une vision claire. Cette histoire est un rappel puissant de la beauté qui peut naître de la convergence de la passion, de la précision et du design. En contemplant la Villa Turque, on peut presque entendre les tic-tac délicats des montres Ebel, chacun rappelant que le temps, l’espace et le design sont intrinsèquement liés. Et au cœur de cette mélodie se trouve une passion commune: la beauté intemporelle et la perfection dans la création.

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