Qui est Adrian Appiolaza, l’expert de la mode désormais à la tête de Moschino

La célèbre maison transalpine a choisi mardi son nouveau directeur artistique: Adrian Appiolaza. Le chouchou des créateurs audacieux détient un CV qui en ferait rêver plus d’un dans le milieu.

C’est la nouvelle tête pensante de l’une des marques les plus bariolées de la mode Haut de gamme. Son nom, Adrian Appiolaza. L’homme de 51 ans a été élu mardi 30 janvier nouveau directeur artistique de Moschino. Une annonce toutefois douce-amère au regard de celui à qui ce dernier succède: David Renne, disparu subitement en novembre dernier avant que sa première collection ne puisse être présentée.

On vous expliquait tout ici: Le directeur artistique de Moschino, tout juste nommé, est décédé

Gr’ace à cette nouvelle patte créative, Moschino entend bien « écrire un merveilleux nouveau chapitre », a déclaré dans un communiqué de presse Massimo Ferretti, président du groupe Aeffe, propriétaire de Moschino.

Avec son arrivée chez Moschino, Adrian Appiolaza apporte avec lui une richesse unique d’expérience, de créativité et de connaissance de l’histoire de la mode qui contribuera à écrire un merveilleux nouveau chapitre dans l’aventure de la marque fondée par Franco Moschino.

Massimo Ferretti, président du groupe Aeffe

Adrian Appiolaza a parfait son art dans bien des maisons de luxe. Son histoire demeure pourtant relativement peu connue. ELLE a fait le point. Voici tout ce qu’il faut savoir à son sujet.

L’Angleterre a changé sa vie

Adrian Appiolaza est né en Argentine en 1972 et a grandi à Buenos Aires. Comme le révèle Dazed, sa grand-mère possédait une entreprise de couture dans laquelle, adolescent, le futur créateur passait une grande partie de son temps. Ce n’est pourtant pas la mode qui le convaincra de franchir l’Atlantique, mais la musique – britannique plus précisément. Au début de la vingtaine, le jeune homme déménage alors au Royaume-Uni où il découvre une liberté artistique qui l’influera dans ses futures collections.

Pendant les années où la scène musicale de Manchester était florissante, cela m’a poussé à imaginer un autre univers apparemment lointain, où je pourrais m’exprimer comme jamais auparavant. »

Adrian Appiolaza

Une audace construite par les plus audacieux

Dans le milieu, le créateur est ce qu’on appelle un chouchou. Lorsque ce dernier décide de vivre à Londres, sa passion pour la musique le conduit à d’autres arts, comme la mode. Il s’inscrit donc au sein de la prestigieuse école de mode Central Saint Martins période après laquelle l’Argentin décroche un emploi de design junior pour Alexander McQueen et Miguel Adrover. Mais c’est Phoebe Philo qui change le cours de sa carrière. Séduite par sa collection de fin d’études, la styliste de renommée internationale l’invite à la rejoindre à Paris chez Chloé en 2002. Il en deviendra le directeur du design de Claire Weight Keller quelques années plus tard.

A lire aussi: Qui est Phoebe Philo, celle qui guide le style de millions de femmes

Dès 2006, Adrian Appiolaza enchaîne les expériences auprès de grands noms. Le créateur rejoint Miu Miu avant d’intégrer les équipes de Louis Vuitton sous l’égide de Marc Jacobs. En 2014, il quitte son poste pour épauler Jonathan Anderson chez Loewe. On peut notamment retrouver son travail dans des looks emblématiques empruntés par Beyoncé Knowles pour son Renaissance World Tour. Il restera au sein de la maison ibérique jusqu’à sa nomination à la tête de Moschino

Collectionneur à la bonne heure

La publication Instagram d’Adrian Appiolaza ci-dessous parle d’elle-même.

Jean Paul Gaultier, Martin Margiela, Yohji Yamamoto, Balenciaga, Vivienne Westwood, Comme des Garçons… Fin connaisseur de l’histoire de la mode, l’Argentin met régulièrement en ligne sur son compte personnel et une seconde plus spécifique les archives les plus iconiques du milieu dont certaines se révèlent en sa possession.

A lire aussi: Tourner le dos aux Fashion weeks est-il nécessaire en 2024?

C’est notamment pour cette raison que la marque italienne l’a choisi, lequel a fait part de la fierté que cela représentait pour lui: « La liste des créations de Franco Moschino qui sont entrées dans l’histoire de la mode est presque sans fin. L’essence de son talent, pour moi, est d’habiter son époque – une mission qu’il a accomplie avec une légèreté enviable, ouvrant une fenêtre permettant à chacun d’entre nous d’imaginer, à notre manière, l’avenir. Je suis profondément reconnaissant à Massimo Ferretti de m’avoir permis d’accéder au monde de Moschino, ainsi que d’entrer dans une maison dont les murs respirent une histoire que j’ai hâte d’entendre. »

Tags : Luxe · Emploi

La célèbre maison transalpine a choisi mardi son nouveau directeur artistique: Adrian Appiolaza. Le chouchou des créateurs audacieux détient un CV qui en ferait rêver plus d’un dans le milieu.

C’est la nouvelle tête pensante de l’une des marques les plus bariolées de la mode Haut de gamme. Son nom, Adrian Appiolaza. L’homme de 51 ans a été élu mardi 30 janvier nouveau directeur artistique de Moschino. Une annonce toutefois douce-amère au regard de celui à qui ce dernier succède: David Renne, disparu subitement en novembre dernier avant que sa première collection ne puisse être présentée.

On vous expliquait tout ici: Le directeur artistique de Moschino, tout juste nommé, est décédé

Gr’ace à cette nouvelle patte créative, Moschino entend bien « écrire un merveilleux nouveau chapitre », a déclaré dans un communiqué de presse Massimo Ferretti, président du groupe Aeffe, propriétaire de Moschino.

Avec son arrivée chez Moschino, Adrian Appiolaza apporte avec lui une richesse unique d’expérience, de créativité et de connaissance de l’histoire de la mode qui contribuera à écrire un merveilleux nouveau chapitre dans l’aventure de la marque fondée par Franco Moschino.

Massimo Ferretti, président du groupe Aeffe

Adrian Appiolaza a parfait son art dans bien des maisons de luxe. Son histoire demeure pourtant relativement peu connue. ELLE a fait le point. Voici tout ce qu’il faut savoir à son sujet.

L’Angleterre a changé sa vie

Adrian Appiolaza est né en Argentine en 1972 et a grandi à Buenos Aires. Comme le révèle Dazed, sa grand-mère possédait une entreprise de couture dans laquelle, adolescent, le futur créateur passait une grande partie de son temps. Ce n’est pourtant pas la mode qui le convaincra de franchir l’Atlantique, mais la musique – britannique plus précisément. Au début de la vingtaine, le jeune homme déménage alors au Royaume-Uni où il découvre une liberté artistique qui l’influera dans ses futures collections.

Pendant les années où la scène musicale de Manchester était florissante, cela m’a poussé à imaginer un autre univers apparemment lointain, où je pourrais m’exprimer comme jamais auparavant. »

Adrian Appiolaza

Une audace construite par les plus audacieux

Dans le milieu, le créateur est ce qu’on appelle un chouchou. Lorsque ce dernier décide de vivre à Londres, sa passion pour la musique le conduit à d’autres arts, comme la mode. Il s’inscrit donc au sein de la prestigieuse école de mode Central Saint Martins période après laquelle l’Argentin décroche un emploi de design junior pour Alexander McQueen et Miguel Adrover. Mais c’est Phoebe Philo qui change le cours de sa carrière. Séduite par sa collection de fin d’études, la styliste de renommée internationale l’invite à la rejoindre à Paris chez Chloé en 2002. Il en deviendra le directeur du design de Claire Weight Keller quelques années plus tard.

A lire aussi: Qui est Phoebe Philo, celle qui guide le style de millions de femmes

Dès 2006, Adrian Appiolaza enchaîne les expériences auprès de grands noms. Le créateur rejoint Miu Miu avant d’intégrer les équipes de Louis Vuitton sous l’égide de Marc Jacobs. En 2014, il quitte son poste pour épauler Jonathan Anderson chez Loewe. On peut notamment retrouver son travail dans des looks emblématiques empruntés par Beyoncé Knowles pour son Renaissance World Tour. Il restera au sein de la maison ibérique jusqu’à sa nomination à la tête de Moschino

Collectionneur à la bonne heure

La publication Instagram d’Adrian Appiolaza ci-dessous parle d’elle-même.

Jean Paul Gaultier, Martin Margiela, Yohji Yamamoto, Balenciaga, Vivienne Westwood, Comme des Garçons… Fin connaisseur de l’histoire de la mode, l’Argentin met régulièrement en ligne sur son compte personnel et une seconde plus spécifique les archives les plus iconiques du milieu dont certaines se révèlent en sa possession.

A lire aussi: Tourner le dos aux Fashion weeks est-il nécessaire en 2024?

C’est notamment pour cette raison que la marque italienne l’a choisi, lequel a fait part de la fierté que cela représentait pour lui: « La liste des créations de Franco Moschino qui sont entrées dans l’histoire de la mode est presque sans fin. L’essence de son talent, pour moi, est d’habiter son époque – une mission qu’il a accomplie avec une légèreté enviable, ouvrant une fenêtre permettant à chacun d’entre nous d’imaginer, à notre manière, l’avenir. Je suis profondément reconnaissant à Massimo Ferretti de m’avoir permis d’accéder au monde de Moschino, ainsi que d’entrer dans une maison dont les murs respirent une histoire que j’ai hâte d’entendre. »

Tags : Luxe · Emploi