Cancer du sein : « L’IA va très certainement nous aider à l’avenir pour le dépistage et la prise en charge »

Rencontre avec un éminent spécialiste du cancer du sein, le Dr Didier Jallut, oncologue médical, directeur médical du réseau du sein, Lausanne.

En Suisse, il est l’un des cancers les plus courants chez les femmes. Environ 6600 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année, soit 30% des cancers féminins recensés.

Octobre rose est l’occasion de rappeler l’importance du dépistage et d’inciter les femmes à se surveiller en pratiquant l’autopalpation, mais pas que ! Selon le Dr Jallut «Effectuer des mammographies régulièrement reste la façon la plus fiable de détecter un cancer du sein, de déceler des lésions encore non palpables, d’opérer des cancers plus petits, et d’éviter des traitements très lourds».

Pourtant la Suisse compte encore des cantons qui n’assument pas le coût de la mammographie. Folie ou aberration, si en Suisse romande en tout cas, l’examen est remboursé par l’assurance de base, il se pourrait que le passage au tarif Tardoc prévu pour 2026, menace la prise en charge de ce dépistage. Ce dernier contribue à l’augmentation des taux de guérison chaque année, mais des avancées scientifiques majeures permettent également de définir un protocole thérapeutique plus ciblé selon le Dr Jallut. «On parle de désescalade des traitements. Grâce à une plus grande connaissance de la tumeur et de tous les facteurs relevés, on réussit à poser de meilleures indications pour les traitements. On a parfois recours à des tests génomiques qui nous permettent d’avoir des scores de probabilités, afin de définir s’il est nécessaire pour une personne de recevoir ou non une chimiothérapie…».

Et l’intelligence artificielle dans tout cela? «Elle va très certainement nous aider à l’avenir pour prédire et prendre en charge le cancer du sein. Elle est déjà présente dans l’analyse des mammographies, combinée à une lecture par deux radiologues différents, pour l’aide au diagnostic». La Suisse, avec entre autres l’EPFL, l’ISREC – Institut Suisse de Recherche Expérimentale sur le Cancer – et le CHUV de Lausanne, fait partie des pôles mondiaux actifs en recherche sur le cancer. Des découvertes médicales inédites pourraient bientôt offrir un horizon différent au dépistage. «On est probablement à bout touchant de mettre au point un test sanguin pour aider au dépistage précoce de la maladie».

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