5 erreurs alimentaires qui accélèrent les poussées d’acné et le vieillissement de la peau

Et si le vrai problème venait de notre assiette ? Une nutritionniste a identifié cinq habitudes alimentaires très courantes qui abîment la peau sans qu’on le sache.
Boutons qui reviennent, teint terne, peau qui se relâche prématurément… On cherche souvent la solution dans les soins topiques. Mais pour la nutritionniste Klau Gago, l’origine est souvent ailleurs. « La peau est le reflet direct de ce qui se passe à l’intérieur : le microbiote, les hormones, la glycémie », explique-t-elle dans les colonnes du magazine Hola. Et certaines erreurs alimentaires, même bien intentionnées, alimentent exactement les problèmes cutanés qu’on cherche à éviter.
Protéines, oméga-6 et vitamines : les déséquilibres qui se lisent sur le visage
Premier paradoxe : trop de protéines peut nuire à la peau. Au-delà d’un certain seuil ; 1,5 à 2,2 grammes par kilo pour les sportives, un gramme pour les profils sédentaires ; l’intestin peine à les digérer correctement, ce qui déclenche une inflammation interne qui se manifeste par des rougeurs et des boutons. Les associer à des légumes ou des légumineuses améliore leur absorption et limite cet effet.
Même problème avec les oméga-6, consommés en quantités souvent dix à vingt fois supérieures aux recommandations via les huiles végétales raffinées. Ce déséquilibre chronique par rapport aux oméga-3 détériore la qualité de la peau et apporte un teint terne. Réduire les huiles transformées et privilégier le poisson gras aide à rééquilibrer la balance.
Côté carences, les vitamines A, D et K2 sont les grandes oubliées. Selon Klau Gago, leur insuffisance affecte directement la production de collagène et la densité osseuse du visage, deux facteurs qui accélèrent le vieillissement cutané. Le jaune d’œuf, le fromage et le poisson gras en sont des sources naturelles à réintégrer sereinement dans son assiette.
Glycémie et microbiote : les deux leviers invisibles du vieillissement cutané
Les pics glycémiques répétés, provoqués par le pain blanc, les jus et les produits industriels, activent un processus appelé glycation qui rigidifie les fibres de collagène et accélère la perte de fermeté. Combiner les glucides avec des protéines et des bonnes graisses suffit souvent à lisser ces variations.

Enfin, une alimentation pauvre en fibres perturbe le microbiote intestinal, dérègle le système immunitaire et se traduit directement sur le teint. Des légumes quotidiens, des légumineuses régulières et des aliments fermentés constituent la base d’un équilibre intestinal, et cutané, durable.
Autrice : Kelly Haddad
Cet article a été adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur elle.fr. Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site web officiel.