Meylan Fleurs : une histoire de femmes qui fait fleurir tout Lausanne

Meylan Fleurs a éclos en 1944. La boutique s’est installée à deux pas de l’Opéra de Lausanne et depuis sa devanture ne cesse de fleurir au fil des jours.
C’est une belle histoire de femmes. Un bouquet de passion partagée. La jeune Marguerite Meylan, la première de cette aventure, se fournissait à l’époque, uniquement chez des producteurs suisses. Les fleurs à l’honneur étaient principalement les roses, les œillets, les chrysanthèmes. Peu de variété, mais déjà beaucoup d’amour dans les bouquets Meylan Fleurs.
Lorsque Marinette Déglise est devenue l’âme de cet endroit en 1977, d’autres variétés exotiques, sauvages, étonnantes, venues de plus loin, ont conquis les amoureux de poésie et de fleurs. Aujourd’hui, la ravissante jeune Kim Roy, aux yeux émeraude, à la voix douce comme des pétales de rose, a repris le flambeau. Et Kim ne manque ni d’audace, ni d’ambition. Son goût est sûr et ses compositions florales reflètent et collent à la personnalité de ceux qui les reçoivent. Elle prend le temps d’écouter, de comprendre le désir de ses clients, car comme elle le dit si bien: «Les fleurs accompagnent tous les moments de notre vie, notre naissance, baptême, communion, amour, mariage, inaugurations, pendaisons de crémaillère, retraite… toutes les notes joyeuses de notre existence jusqu’au jour de notre départ pour un monde fleuri et paisible.»

Nous avons rencontré Kim lors d’un de nos évènements marquants. Nous avions des exigences et pas les moindres! Notre ambition: un décor Opéra-Versailles. Nous le désirions époustouflant, majestueux. Talentueuse et créative, la jeune femme a comblé nos espérances.
Quand nous abordons son histoire de vie, son parcours professionnel, son premier cri du cœur a été: « Je n’imagine pas ma vie sans fleurs!» Sa vie au milieu de ses arbres, ses branchages et ses fleurs, Kim Roy ne peut l’évoquer sans que Marinette, son ancienne «patronne» ne s’invite à la conversation. Kim y était profondément attachée. Une relation affective et maternelle. Il y a deux ans, Marinette, à quelques mois de sa retraite, a tiré sa révérence. Avec panache et courage.
« J’avais 18 ans quand j’ai débarqué à Lausanne de ma Broye natale. À peine descendue du train, j’ai poussé la porte de Meylan Fleurs. Marinette m’a accueillie. Impressionnante, elle inspirait le respect mais j’ai tout de suite ressenti une infinie gentillesse. Marinette m’a engagée sur-le-champ. Je suis restée à ses côtés quelques années puis j’ai voulu vivre d’autres expériences. «Quand on me quitte, c’est pour toujours!», m’a-t-elle assené avec autorité. «Marinette ne rouvre jamais sa porte ». Elle a fait une exception pour moi!
La preuve qu’elle m’aimait», confie la jeune femme, émue.