Cette habitude en avion pourrait faire plus de mal que de bien à votre peau

Sur les réseaux sociaux, la skincare en plein vol est devenue quasi aussi incontournable que le choix de son siège. Pourtant, une esthéticienne forte de 18 ans d’expérience préférerait voir nos produits rester bien sagement dans notre valise cabine.

Il faut reconnaître que l’idée paraît plutôt logique. Entre l’air sec de la cabine et les longues heures passées à 10’000 mètres d’altitude, on pourrait avoir envie de profiter du trajet pour offrir un petit supplément d’hydratation à sa peau. C’est d’ailleurs ce qui a transformé les tablettes d’avion en véritables mini-salles de bains sur les réseaux sociaux. Mais l’esthéticienne Shani Hillian expliquait il y a peu au magazine Byrdie pourquoi elle ne reproduirait jamais ces routines à rallonge en plein vol.

Le problème ne vient pas de vos produits…

L’air dans l’avion est particulièrement sec et peut effectivement accroître certains désagréments comme les tiraillements, le  teint plus terne ou une certaine sensibilité décuplée … alors forcément, ça donne envie de sortir illico tout son arsenal hydratant. Seulement voilà, multiplier les étapes implique aussi de toucher son visage à plusieurs reprises dans un environnement où nos mains entrent en contact avec de nombreuses surfaces partagées (tablette, ceinture, accoudoirs, écran). Il vaut mieux limiter les manipulations du visage afin d’éviter d’y déposer inutilement germes et irritants, susceptibles de favoriser davantage l’inconfort et les imperfections.

La meilleure stratégie ? Faire sa routine avant de monter à bord

Plutôt que d’attendre d’être installée pour dégainer ses sérums, Shani Hillian conseille de préparer sa peau juste avant le vol. Son principe tient en quatre étapes : nettoyer, hydrater, renforcer la barrière cutanée puis protéger. Après un nettoyant doux, elle mise notamment sur des actifs hydratants ou apaisants comme l’acide hyaluronique, la niacinamide, l’aloe vera ou la centella asiatica, avant d’appliquer une crème hydratante. Et si on voyage en journée, la protection solaire reste de mise, particulièrement près d’un hublot. Les UVA peuvent traverser les vitres de l’appareil. Une fois dans les airs, si la peau commence vraiment à tirailler, une brume hydratante ou une essence en spray peut suffire à lui apporter un peu de confort sans avoir à la toucher.

Autrice : Coralie Técher
Cet article a été adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur 
elle.fr. Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site Web officiel.

Tags : Soins · conseils · voyage
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