Cheveux abîmés après l’été : faut-il succomber au Botox capillaire pour les réparer ?

À la rentrée, les cheveux aussi peuvent afficher grise mine. Parmi les soins qui promettent de remettre la fibre d’aplomb, le Botox capillaire s’impose de plus en plus dans les salons. Mais que peut-on réellement en attendre ?

À la fin de l’été, nous avons pris l’habitude d’adapter notre routine skincare pour réparer les dégâts accumulés pendant les vacances (teint terne, taches pigmentaires, peau déshhydratée…). Mais nos cheveux peuvent eux aussi avoir besoin d’un petit programme de rentrée et il serait peut être temps d’y penser. Et oui, entre les UV, les baignades dans l’eau salée ou chlorée, la chaleur et les shampooings répétés, la fibre peut ressortir de l’été plus cassée que jamais. Pour y remédier, il y a bien un soin qui commence à se démocratiser : le Botox capillaire. Derrière son nom intrigant, aucune injection évidemment. Le terme « Botox » désigne ici un soin restructurant et gainant visant à améliorer l’apparence d’une fibre fragilisée, en la rendant notamment plus douce, brillante et disciplinée. Chez Franck Provost, Rémi Billaud (responsable formation de la marque) le définit ainsi comme un soin procurant « un effet de régénération et de comblement de la fibre capillaire », sans modifier la structure naturelle du cheveu. De quoi en faire le nouveau soin SOS de la rentrée ?

Le Botox capillaire, le soin « skinification » des cheveux

Finalement, son succès n’arrive pas par hasard. Depuis plusieurs années, les codes de la skincare migrent progressivement vers nos cheveux entre diagnostic, routines personnalisées, exfoliation du cuir chevelu, sérums ou actifs ciblés… Le cheveu est désormais traité comme la peau. Le Botox capillaire pousse cette « skinification » encore un peu plus loin puisqu’il prend généralement la forme d’un véritable protocole réalisé en salon, plutôt que d’un simple masque posé quelques minutes au bac. Les compositions et étapes diffèrent évidemment d’une marque à l’autre, mais on y retrouve généralement des actifs destinés à gainer, hydrater et lisser la fibre. Collagène, acides aminés, kératine ou encore caviar font notamment partie des ingrédients utilisés par certains protocoles professionnels.

Chez Jean Louis David, par exemple, le rituel débute par un double shampooing destiné à préparer la fibre avant l’application des soins. Une gestuelle qui rappelle directement le fameux double nettoyage adopté depuis longtemps en skincare. La marque propose ensuite deux versions selon l’état du cheveu : l’une davantage tournée vers l’éclat, l’autre vers les chevelures très sensibilisées.

Mais peut-il vraiment « réparer » des cheveux abîmés ?

C’est là que le vocabulaire beauté mérite d’être légèrement nuancé. Un cheveu déjà sorti du follicule est une fibre morte. Impossible donc de le « guérir » comme on réparerait une peau lésée. En revanche, certains soins peuvent combler temporairement les irrégularités de sa surface, gainer la fibre, limiter les frottements et améliorer son aspect. C’est précisément ce qui rend le Botox capillaire intéressant après l’été. Sur des longueurs devenues poreuses difficiles à démêler, il peut apporter davantage de souplesse, discipliner les frisottis, améliorer la brillance et donner une impression de matière plus dense. Les protocoles proposés en salons annoncent un résultat pouvant durer plusieurs semaines, jusqu’à environ quatre à six semaines selon le soin et l’entretien réalisé ensuite. Il peut donc être particulièrement intéressant pour les cheveux  secs, cassants, ternes ou sensibilisés par les colorations, décolorations, UV ou appareils chauffants.

Bon à savoir : Jean Louis David propose désormais deux protocoles : le Botox Éclat, pensé pour apporter douceur et brillance aux cheveux peu sensibilisés, et le Botox Réparation, destiné aux fibres davantage fragilisées. Franck Provost s’est également lancé sur le créneau. Le principe reste similaire, un soin en surface à base notamment de collagène et de caviar et une version plus poussée destinée aux cheveux sensibilisés.

Autrice : Coralie Técher
Cet article a été adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur 
elle.fr. Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site web officiel.

Tags : été · automne · Cheveux
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