Voici les deux compléments alimentaires dont il faut se méfier après 50 ans

Leurs promesses séduisent, mais à forte dose, ils peuvent réserver de mauvaises surprises.
Gummies pour la beauté de la peau, comprimés pour booster la croissance des cheveux, pilules pour faire le plein d’énergie à la rentrée… Les compléments alimentaires se sont installés dans notre quotidien comme une évidence. Si certains comblent des carences réelles, d’autres n’apportent rien et peuvent même poser problème lorsqu’ils sont consommés à forte dose. Voici donc les deux compléments alimentaires très populaires à éviter après 50 ans.
Les gélules « cheveux, peau et ongles » très dosées en biotin
C’est l’un des cas les plus documentés. La biotine, ou vitamine B8, est apportée en quantité suffisante par l’alimentation chez la grande majorité des gens, et les carences véritables restent rares. En prendre davantage n’améliore donc pas visiblement les cheveux ni les ongles. Surtout, l’agence américaine du médicament a émis une alerte, actualisée en 2019, sur son interférence avec de nombreuses analyses de sang, dont le dosage de la troponine qui sert à diagnostiquer l’infarctus, ainsi que les bilans thyroïdiens. Ces gélules contiennent parfois jusqu’à 20 mg de biotine, soit plusieurs centaines de fois l’apport recommandé. Si vous en prenez, mieux vaut le signaler avant toute prise de sang.
La vitamine E à haute dose
Deuxième complément visé, la vitamine E, souvent présentée comme un antioxydant anti-âge. Le nutriment est bel et bien utile, mais sous forme de supplément fortement dosé, il ne procure pas les bénéfices espérés contre le vieillissement, et un excès pourrait même engendrer certains risques pour la santé. Là encore, l’alimentation quotidienne, notamment les huiles végétales, les amandes et les graines de tournesol, couvre les besoins sans difficulté.
Quels compléments privilégier à la place ?
Les oméga-3, apportés par les poissons gras ou, à défaut, par un complément de qualité, dont les bénéfices sur le cœur, le cerveau et l’inflammation sont bien mieux établis. Les peptides de collagène sont également souvent cités pour la souplesse de la peau et le confort articulaire. Dans tous les cas, l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien reste le meilleur point de départ, surtout en cas de traitement en cours.
Autrice : Kelly Haddad
Cet article a été adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur elle.fr. Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site web officiel.