Première en Suisse: Fribourg instaure le congé menstruel

24 janvier · Modifié · ELLE Rédaction

Lundi, la ville de Fribourg a introduit le premier congé menstruel du pays. Les employées de la ville souffrant de règles douloureuses pourront bénéficier de plusieurs jours de congés payés. La Droite et le Centre émettent cependant certaines craintes.

C’est une mesure inédite en Suisse. Lundi 22 janvier, Fribourg a adopté le congé menstruel de trois jours. Ce droit, qui concerne les employées de la ville, précise la RTS, ne nécessite pas de justificatif médical. Le but étant de reconnaître la souffrance liée à la dysménorrhée, une affection qui provoque des douleurs pelviennes avant ou pendant les règles.

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Le projet, porté par cinq conseillères générales des Verts, du PS et des Vert’libéraux, a reçu le soutien du Conseil communal. Comme l’a expliqué la verte Margot Chauderna à la RTS, ce dernier a estimé que la question des règles était encore trop taboue dans le monde du travail et qu’il fallait offrir aux femmes la possibilité de s’absenter pour cette raison.

C’est un premier pas pour dire qu’on peut avoir congé pour cette raison.

Margot Chauderna, conseillère fédérale verte (RTS)

Plusieurs doutes

La mesure a en revanche suscité l’opposition de la droite, qui y voit une discrimination supplémentaire à l’égard des femmes. La PLR Océane Gex a critiqué le fait que le congé menstruel «colle une étiquette de plus sur les femmes alors qu’elles sont déjà victimes de discrimination à l’emploi». Le Centre, représenté dans La Liberté par Isabelle Sob, s’est quant à lui demandé « comment la ville de Fribourg, entité employeuse, compte-t-elle mettre en œuvre un tel dispositif tout en protégeant les données des personnes concernées? »

A lire aussi: Un nouveau dispositif détecterait les IST sans aller chez le gynécologue

En Suisse, d’autres villes testent actuellement l’adoption d’un tel projet. Zurich, par exemple, permet à travers un projet pilote lancé fin décembre 2022 aux femmes employées par la municipalité souffrant de règles douloureuses «fortes» et «régulières» de s’absenter entre un et cinq jours par mois en continuant de toucher leur salaire.

Tags : Fribourg · Emploi · travail

Lundi, la ville de Fribourg a introduit le premier congé menstruel du pays. Les employées de la ville souffrant de règles douloureuses pourront bénéficier de plusieurs jours de congés payés. La Droite et le Centre émettent cependant certaines craintes.

C’est une mesure inédite en Suisse. Lundi 22 janvier, Fribourg a adopté le congé menstruel de trois jours. Ce droit, qui concerne les employées de la ville, précise la RTS, ne nécessite pas de justificatif médical. Le but étant de reconnaître la souffrance liée à la dysménorrhée, une affection qui provoque des douleurs pelviennes avant ou pendant les règles.

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C’est un premier pas pour dire qu’on peut avoir congé pour cette raison.

Margot Chauderna, conseillère fédérale verte (RTS)

Plusieurs doutes

La mesure a en revanche suscité l’opposition de la droite, qui y voit une discrimination supplémentaire à l’égard des femmes. La PLR Océane Gex a critiqué le fait que le congé menstruel «colle une étiquette de plus sur les femmes alors qu’elles sont déjà victimes de discrimination à l’emploi». Le Centre, représenté dans La Liberté par Isabelle Sob, s’est quant à lui demandé « comment la ville de Fribourg, entité employeuse, compte-t-elle mettre en œuvre un tel dispositif tout en protégeant les données des personnes concernées? »

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En Suisse, d’autres villes testent actuellement l’adoption d’un tel projet. Zurich, par exemple, permet à travers un projet pilote lancé fin décembre 2022 aux femmes employées par la municipalité souffrant de règles douloureuses «fortes» et «régulières» de s’absenter entre un et cinq jours par mois en continuant de toucher leur salaire.

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