Olivia Ruiz dévoile « Vamos! », son nouveau roman qui déculpabilise les parents

Artiste aux mille talents, l’auteure-compositrice et interprète française explore avec son troisième roman Vamos! la transmission familiale et l’amour parental, entre tendresse, humour et sensualité.

Enjouée et chaleureuse, Olivia Ruiz évoque Vamos! avec un plaisir non feint ! Après avoir rendu hommage aux migrants et aux déracinés dans ses deux premiers ouvrages, elle s’intéresse ici à la transmission en choisissant pour titre « Vamos! », le seul mot espagnol qui a survécu au silence imposé par ses grands-parents sur leur culture d’origine.

La parentalité : « un drôle de job »

En dépit de ce tabou familial, il est resté dans le langage quotidien et s’est naturellement imposé pour cette nouvelle fiction. Olivia Ruiz avait à cœur de s’adresser aux parents et voulait leur rappeler la fragilité du temps qui passe, les décharger de toute culpabilité. «Être parent, c’est un drôle de job», affirme-t-elle. Et de souligner l’importance de l’exemplarité au-delà des discours : prendre soin de soi montre aux enfants comment se préserver. Le quotidien nous éloigne de l’urgence de vivre et l’exemple corrige cette dérive selon elle. Au cœur du roman, Lola, mère hypersensible et attachante, miroir d’Olivia, traverse différentes étapes d’un voyage avec son fils Ennio, personnage inspiré du propre fils de l’auteure jusque dans son langage. Les rencontres en chemin, denses et hautes en couleur, doivent beaucoup à des lieux visités par l’écrivaine et à des figures réelles croisées, notamment lors d’un voyage au Burkina Faso il y a quelques années.

Harcèlement scolaire

Très attachée aux êtres de papier ainsi créés, Olivia Ruiz confie ressentir une sorte de « petit deuil » à la fin de l’écriture de ses livres, surmonté grâce au fait de se savoir lue par de nombreux lecteurs qui seront eux aussi réconfortés par ses personnages. Le livre aborde aussi la thématique du harcèlement scolaire dont elle a souffert enfant sans en avoir pleinement conscience avant d’en parler publiquement. Quant aux secrets de famille, elle est catégorique : « C’est un poison ! » À la question de savoir pour qui elle écrit, elle préfère répondre pourquoi : « J’écris pour que ceux qui me lisent se sentent un peu moins seuls ».

Olivia Ruiz, «Vamos!», éd. Lattès, 2026

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