Bad Bunny fait son entrée au musée Grévin
Mercredi, le roi du reggaeton a marqué son empreinte au sein de l’un des musées les plus iconiques de la planète. Une consécration de plus pour celui qui, en quelques années, a bouleversé les codes de la musique populaire.
Le roi du reggaeton a désormais son double de cire. Mercredi 1er juillet, Bad Bunny a rejoint les illustres pensionnaires du musée Grévin, à Paris, quelques heures seulement avant de monter sur la scène du stade Vélodrome, à Marseille, pour lancer sa très attendue tournée française.
Assis sur une simple chaise en plastique blanche, chemise entrouverte dévoilant ses tatouages, coiffé de sa traditionnelle pava – ce chapeau de paille emblématique de Porto Rico –, le double de cire de l’artiste de 32 ans reprend l’esthétique de DeBÍ TiRAR MáS FOToS (2025). À ses côtés, la seconde chaise que l’on voit sur ce dernier album invite les visiteurs à prendre place. Même le petit crapaud Concho, devenu l’un des symboles de cette ère musicale, fait partie de la scénographie.
Plus qu’un chanteur, un phénomène culturel
Cette entrée au Grévin témoigne surtout de l’influence exceptionnelle de Bad Bunny. En moins d’une décennie, le Portoricain est devenu l’une des figures les plus puissantes de l’industrie musicale, imposant le reggaeton et la trap latine au sommet des classements internationaux sans jamais renoncer à chanter en espagnol. Son album Un Verano Sin Ti (2022) est entré dans l’histoire comme l’un des disques les plus écoutés sur les plateformes de streaming, tandis que DTMF célèbre avec fierté la culture portoricaine en mêlant reggaeton, salsa, plena et bomba.
Mais Bad Bunny dépasse largement le cadre de la musique. Icône de mode, acteur, ancien catcheur à la WWE et voix engagée pour Porto Rico, il utilise régulièrement sa notoriété pour défendre des causes sociales et politiques. Une aura qui explique naturellement sa place parmi les grandes personnalités immortalisées au musée Grévin, où il trône désormais non loin de Michael Jackson. Une preuve, s’il en fallait encore une, que le phénomène Bad Bunny appartient désormais autant à la pop culture qu’à l’histoire contemporaine.