Stan Wawrinka :« Je suis content d’arrêter et impatient de l’après-carrière.»
À trois mois de ses adieux au tennis, le Vaudois se dit impatient de la suite. Rencontré lors d’un événement Nespresso, il nous raconte comment il la voit .

“J’avais envie d’une dernière grosse fête, hors compétition, avec le public suisse par rapport à tout ce qu’on a vécu ensemble.“ Stan Wawrinka a donc choisi Palexpo, à Genève, pour tirer sa révérence. Le 19 décembre, Roger Federer, Andy Murray et Gaël Monfils seront à ses côtés pour cette soirée caritative baptisée «One Last Backhand», clin d’œil à son célèbre revers. L’événement a aussitôt affiché complet. À l’approche de ce rendez-vous, l’ancien numéro 3 mondial profite pleinement de chaque match: «Je me sens très bien. Je suis très heureux d’avoir passé plus de vingt ans dans ce sport que j’aime. Mais je suis content d’arrêter et impatient de l’après-carrière.» Sa décision, il l’a prise fin 2025: «Je me posais beaucoup de questions sur mon âge, le classement, l’envie de jouer… À 41 ans, il y a forcément de l’usure. Je voulais faire une dernière année, en l’annonçant comme telle, tant que j’étais encore compétitif.»
«Je suis très heureux d’avoir passé plus de vingt ans dans ce sport que j’aime. Mais je suis content d’arrêter et impatient de l’après-carrière.»
Et après?
D’abord, ralentir. «J’adore voyager et j’ai eu la chance de pouvoir autant le faire grâce au tennis, mais à court terme, ma priorité est de calmer les déplacements. Plus tard, j’aimerais redécouvrir certains pays en prenant davantage mon temps. Mais pas tout de suite.» Il se réjouit de ne plus devoir «faire attention à tout, sans arrêt»: sommeil, alimentation, événements, énergie dépensée. «Cela dit, je n’ai jamais été extrêmement strict, jamais végane ou autre, donc je n’ai pas de grande frustration.» Son péché mignon? «Un bon tiramisu». Accompagné d’un double espresso avec un peu de lait froid, autre grand plaisir de l’ami de la marque Nespresso. «Je peux vite boire trop de café, sourit-il. Mais celui du matin est essentiel: c’est mon moment préféré, celui que je prends pour moi.» Ce goût des bonnes choses, il aura bientôt plus de temps pour le cultiver. Avec trois amis, il a repris il y a quelques années le restaurant La Grappe d’Or, à Lausanne. Il est également cofondateur de Must Group, qui possède plusieurs établissements en France. Il compte par ailleurs parmi les investisseurs de Magic Parc, le nouveau centre de loisirs de Rennaz.
J’aimerais redécouvrir certains pays en prenant davantage mon temps. Mais pas tout de suite.

Autre passion : le cinéma
Autre passion qui l’occupera davantage dès l’année prochaine: le cinéma. Avec The Man Prod, société qu’il a cofondée, le vainqueur de trois tournois du Grand Chelem a notamment produit «Maison de retraite», avec Kev Adams, l’un des plus gros succès du box-office français en 2022, depuis décliné en série. D’autres projets sont en cours. «C’est vraiment quelque chose que j’adore: développer des scénarios, produire des films.» Et passer un jour devant la caméra? «Non, ce n’est pas mon objectif.»
Pour l’heure, cette dernière saison sur le circuit est d’autant plus particulière que sa fille Alexia a pu l’accompagner sur certains tournois. «On est très proches. Maintenant qu’elle a 16 ans, elle peut voyager un peu plus en dehors de l’école. Je suis heureux qu’elle découvre mon métier avec ses propres yeux, sachant que ça a été un peu toute ma vie. Le tennis a représenté beaucoup de sacrifices par rapport à elle, avec énormément de voyages, donc peu de temps ensemble. C’est précieux qu’elle puisse voir de l’intérieur ce que j’ai fait pendant toutes ces années.»
«C’est vraiment quelque chose que j’adore: développer des scénarios, produire des films.»