Haute couture 2024: Robert Wun, le couturier qui transforme l’abstrait en sublime

1 juillet · Modifié · Melissa N'Dila

Il y a des moments comme ça, dans la mode, – trop rares, trop fugaces – où l’on se surprend à murmurer avec joie: « C’est la première fois que je vis cela ». Retour sur l’un des défilés les plus mémorables de la haute couture week 2024.

Arrivé à un certain âge, la vie semble parfois se figer dans une routine bien établie, où les premières fois se raréfient. Mais ce jeudi 27 juin, cette perception s’est vue bouleversée par un spectacle de mode comme on en a rarement vu au cours de ces dernières mois. Nous parlons bien du défilé de Robert Wun. « Du premier flocon de neige à la dernière feuille tombée. De notre premier battement de cœur à notre dernier souffle. Tout est parfait parce que tout a une fin. » Ainsi a-t-il décrit sa collection haute couture automne-hiver 2024-2025. A Paris, le créateur de mode londonien a en effet choisi de mettre en scène la beauté du temps qui passe.

A lire aussi: Haute couture 2024: Tamara Ralph était la maison de mode à suivre

Essence de l’éphémère

Robert Wun a mis sur pied un véritable récit cinématographique où sa maîtrise de la coupe, du détail et du spectacle ont séduit tout le Palais de Tokyo. 25 tenues ont avec grâce donné vie aux quatre saisons, l’eau, le feu, la terre. Mais à l’humanité aussi. Dans sa forme la plus authentique, de sa dimension scientifique révélant muscles, veines et os apparents, jusqu’à son interprétation mystique, ornée d’un voile foisonnant de diamants multicolores qui renvoyait à sa disparition dans les cieux. Qu’on se le dise: dans sa déliquescence la plus totale, l’humain n’est jamais apparu aussi fabuleux. N’est-ce pas là l’un des plus beaux messages que l’artiste d’origine chinoise pouvait offrir au public depuis le lancement de sa marque il y a seulement dix ans?

Avec tout juste trois défilés à son compteur sur l’un des podiums les plus suivis de la mode internationale, le designer de 32 ans a une nouvelle fois marqué les esprits, grâce à sa capacité ahurissante à capturer l’essence de l’éphémère. Colorées, texturées, foncièrement techniques, les créations de cet outsider, qui a notamment fait ses armes chez Alexander McQueen, étaient nécessaires, parvenant à transformer des concepts abstraits en vêtements sublimes. Le potentiel d’émerveillement et de découverte a demeuré au travers de chacune des pièces présentées. Aucun doute: lorsque l’on parle de réalisations emblématiques, c’est à Robert Wun que l’on pense désormais. La semaine de la Haute Couture ne pouvait pas mieux se conclure.

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Tags : haute couture · designer · chine · france · analyse · Design

Il y a des moments comme ça, dans la mode, – trop rares, trop fugaces – où l’on se surprend à murmurer avec joie: « C’est la première fois que je vis cela ». Retour sur l’un des défilés les plus mémorables de la haute couture week 2024.

Arrivé à un certain âge, la vie semble parfois se figer dans une routine bien établie, où les premières fois se raréfient. Mais ce jeudi 27 juin, cette perception s’est vue bouleversée par un spectacle de mode comme on en a rarement vu au cours de ces dernières mois. Nous parlons bien du défilé de Robert Wun. « Du premier flocon de neige à la dernière feuille tombée. De notre premier battement de cœur à notre dernier souffle. Tout est parfait parce que tout a une fin. » Ainsi a-t-il décrit sa collection haute couture automne-hiver 2024-2025. A Paris, le créateur de mode londonien a en effet choisi de mettre en scène la beauté du temps qui passe.

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Essence de l’éphémère

Robert Wun a mis sur pied un véritable récit cinématographique où sa maîtrise de la coupe, du détail et du spectacle ont séduit tout le Palais de Tokyo. 25 tenues ont avec grâce donné vie aux quatre saisons, l’eau, le feu, la terre. Mais à l’humanité aussi. Dans sa forme la plus authentique, de sa dimension scientifique révélant muscles, veines et os apparents, jusqu’à son interprétation mystique, ornée d’un voile foisonnant de diamants multicolores qui renvoyait à sa disparition dans les cieux. Qu’on se le dise: dans sa déliquescence la plus totale, l’humain n’est jamais apparu aussi fabuleux. N’est-ce pas là l’un des plus beaux messages que l’artiste d’origine chinoise pouvait offrir au public depuis le lancement de sa marque il y a seulement dix ans?

Avec tout juste trois défilés à son compteur sur l’un des podiums les plus suivis de la mode internationale, le designer de 32 ans a une nouvelle fois marqué les esprits, grâce à sa capacité ahurissante à capturer l’essence de l’éphémère. Colorées, texturées, foncièrement techniques, les créations de cet outsider, qui a notamment fait ses armes chez Alexander McQueen, étaient nécessaires, parvenant à transformer des concepts abstraits en vêtements sublimes. Le potentiel d’émerveillement et de découverte a demeuré au travers de chacune des pièces présentées. Aucun doute: lorsque l’on parle de réalisations emblématiques, c’est à Robert Wun que l’on pense désormais. La semaine de la Haute Couture ne pouvait pas mieux se conclure.

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