Le « Döstadning » ou nettoyage suédois de la mort : l’insolite méthode pour désencombrer son intérieur

S’entourer d’objets rassure, pour autant, se concentrer sur l’essentiel apaise et fait du bien. Sans vivre dans un intérieur au minimalisme radical, on prend exemple sur les Suédois pour désencombrer son cocon afin de ne garder que ce qui nous apporte du plaisir.

Se détacher des objets qui nous entourent est un acte qui peut s’avérer complexe pour beaucoup d’entre nous. Entre manque de temps et charge émotionnelle qui s’y rattache, souvent on s’entoure de bien trop de choses. Sans oublier le sempiternel : « Ça peut toujours servir » … Bref, les freins qui nous empêchent de faire le tri chez nous sont infinis. Il est temps de voir les choses autrement, car ranger sa maison, c’est ranger son esprit. Pour nous aider dans cette tâche, il existe une multitude de méthodes comme celle dite du « ruban washi », l’astuce simple pour savoir quoi garder ou jeter. Dans les faits : tout ce qui n’a pas servi depuis trois mois n’a pas vocation à être conservé.

Qu’est-ce que le « Döstadning », le nettoyage suédois de la mort ?

Mis en lumière par Margareta Magnusson dans son livre The Gentle Art of Swedish Death Cleaning (2017), le « Döstadning » est une coutume scandinave ancienne. Ce que l’on peut traduire par « le nettoyage suédois de la mort » est une pratique qui consiste à s’alléger d’un point de vue matériel. Dans les pays nordiques, elle se fait l’âge avançant. Une sorte de grand ménage et de désencombrement afin que nos proches n’aient pas à s’en occuper lors d’un décès. Morbide pensez-vous ? Absolument pas. Bien au contraire. Grâce à elle, on reprend la main sur nos affaires et notre vie en anticipant l’après. En résultent un soulagement et une diminution du stress dans la vie de tous les jours autant pour soi que pour sa tribu.

Comment suivre le principe du « Swedish Death Cleaning » ?

Pour bien s’y prendre il faut partir du principe qu’ici le but est de se détacher des objets afin de désencombrer son intérieur. Pour trouver courage et sérénité dans cet exercice, une seule question compte : quelle est la charge émotionnelle de cet objet ? Si aucune valeur sentimentale ne se dégage, on ne le garde pas. Et ce, peu importe sa taille. Puis l’idée est de s’atteler en premier aux espaces les plus surchargés en s’interrogeant continuellement sur l’utilité et les souvenirs liés aux meubles et gros objets qui s’y trouvent. Nul besoin de tout traiter d’un coup, on y va étape par étape. D’abord on se débarrasse de tout ce qui est cassé, abîmé ou obsolète. Une évidence pour certains, mais pas pour tout le monde. Il est donc bon de le rappeler. Garage, placard, cuisine, salon… tout y passe. Dans un second temps, on peaufine en s’intéressant aux bibelots, livres et vêtements. On en profite également pour mettre de l’ordre dans les papiers admiratifs. Les plus importants doivent être accessibles sans encombre ni devoir passer des heures à mettre la main dessus

« Le nettoyage suédois de la mort » dans la vie de tous les jours

Si Margareta Magnusson préconise cette pratique aux personnes de plus de 65 ans, elle peut s’adapter facilement à tout âge et à notre quotidien afin de nous soulager. Sans tomber dans le minimalisme à outrance, on accumule tous des meubles ou des accessoires dont l’utilité n’est pas toujours avérée.

Non, on ne regardera plus notre DVD préféré vu que nous n’avons plus de lecteur pour le lire. Et cette yaourtière qui traîne dans nos placards parce que c’est « tellement mieux le fait maison » mais qui n’a toujours pas été déballée ne serait-elle pas plus utile à quelqu’un d’autre ?

Il en est de même dans nos dressings. Là aussi les vêtements s’entassent souvent plus que de raison. Alors on trie. D’un côté ce qui est résolument obsolète et voué à être jeté. D’un autre ce qui peut être donné à son entourage ou à des associations. Enfin, tout ce qui peut être vendu.

On conserve ce qui nous procure du plaisir, ce qui nous est indispensable et tout ce qui nous rappelle de beaux souvenirs. On ne cherche pas un intérieur monacal et dépouillé de toute âme, mais plutôt zen et qui nous simplifie le ménage.Les plus assidus appliqueront la méthode du « Döstadning », de façon régulière afin qu’elle devienne une routine et non une corvée. On peut imaginer se créer des rendez-vous annuels pour s’y mettre. Par exemple à chaque nouvelle saison

Autrice : Barbara Neyman
Cet article a été adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur elle.fr. Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site web officiel.

Tags : Maison · Tendance · conseils
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