5 documentaires mode pour comprendre les créateurs les plus controversés
Cinq documentaires à absolument voir avant, pendant et après la Fashion Week.
Adulés ou détestés, ces créateurs ont habillé leur époque autant qu’ils l’ont bousculée. Mais derrière le génie et les scandales, qui étaient-ils vraiment ?

Westwood: Punk, Icon, Activist (2018)
Téméraire, impétueuse et engagée, Vivienne Westwood n’a jamais demandé la permission. Ni pour retourner une industrie déjà bien établie et la mettre sens dessus dessous, ni pour détourner les symboles de la monarchie britannique, encore moins pour transformer ses défilés en tribunes politiques. Westwood: Punk, Icon, Activist revient sur quatre décennies de parcours de cette créatrice, militante et femme d’affaires malgré elle. Passionnant.
Alexander McQueen – McQueen (2018)
Pour Alexander McQueen, un défilé réussi n’a jamais été qu’une question de beauté. Il devait laisser une trace indélébile. Sur ses podiums, les mannequins se livraient à l’industrie : encerclés de feu, aspergés de peinture ou défilant dans des décors aux allures apocalyptiques. Tout était possible. Mais derrière cette mode spectaculaire se cachait en réalité un homme bien plus fragile qu’il ne nous laissait deviner. McQueen raconte cette ascension aussi brillante que brutale, jusqu’à sa disparition en 2010. Si nous n’obtenons pas toutes les réponses à nos questions, on en ressort tout de même avec une certitude : personne d’autre que lui ne savait faire de ses malheurs quelque chose d’aussi grandiose.

High & Low: John Galliano (2023)
Le génie excuse-t-il tout ? Depuis l’affaire Galliano, l’industrie de la mode se pose la question. En 2011, après la diffusion de propos antisémites tenus par le créateur britannique, il passe presque instantanément du statut de génie chez Dior à celui de paria. Pour tenter de répondre à la question, ou du moins d’y voir un peu plus clair, le documentaire rembobine le film : l’ascension, la démesure, la chute puis le retour. John Galliano y prend lui-même la parole, sans que Kevin Macdonald ne cherche vraiment à nous souffler quoi penser. Tant mieux. Le verdict appartient au spectateur.

Lagerfeld Confidentiel (2007)
Karl Lagerfeld avait fait de sa propre personne sa création la plus reconnaissable. Lunettes noires, cols impeccables et une diatribe signature : le personnage était parfaitement rodé. Dans Lagerfeld Confidentiel, Rodolphe Marconi passe près de deux ans dans son sillage et tente de regarder derrière le costume. Chanel, Fendi, photographie, solitude : le documentaire révèle quelques fissures sans jamais complètement percer le mystère. Le Kaiser avait manifestement prévu le coup.

Les guerres de Coco Chanel
Presque à elle seule, Gabrielle Chanel a libéré le vestiaire féminin. Si elle a façonné l’industrie de la mode, les années sous l’Occupation et ses relations avec l’Allemagne nazie rendent son récit nettement moins élégant. C’est précisément sur cette zone d’ombre que Les Guerres de Coco Chanel choisit de s’attarder, sans réhabilitation facile. Derrière le double C se cache une biographie faite de génie et de zones d’ombre que les décennies ne sont pas complètement parvenues à dissiper.
