Golden Globes 2026 : pourquoi les stars étaient-elles toutes en noir ?

Dimanche, le tapis rouge de la cérémonie américaine s’est montré plus sage qu’à l’accoutumée. Décryptage d’un choix vestimentaire loin d’être anodin.

À la base, le tapis rouge des cérémonies de récompenses était l’occasion pour les stars de la Haute de démontrer toute l’étendue de leur audace stylistique. En arborant notamment des silhouettes spectaculaires qu’elles n’auraient que rarement l’occasion de porter ailleurs. Pourtant, lors des Golden Globes de ce dimanche 11 janvier, la mode s’est distinguée par une approche nettement plus sage. La pièce phare de la soirée ? L’incontournable petite robe noire.

À commencer par la chouchou mode du moment. Ayo Edebiri a en effet opté pour une robe Chanel issue de la collection Métiers d’Art 2025/26. Avec son élégant décolleté épaules dénudées, ses broches en diamants et sa jupe longue subtilement étagée, la silhouette évoquait avec brio le glamour hollywoodien des années 1950.

Selena Gomez s’est elle aussi inscrite dans ce registre classique, offrant au passage un avant-goût de ce que pourrait être la première collection couture de Matthieu Blazy chez Chanel. Son choix s’est porté sur une robe noire aux épaules dénudées, rehaussée d’un délicat liseré de plumes d’autruche blanches. Mais la surprise de la soirée est venue d’Ariana Grande. Habituée au « Method dressing » tout au long de la tournée presse de Wicked, où le « rose Glinda » s’est imposé comme sa signature, la chanteuse et actrice a cette fois troqué la fantaisie pour une allure presque funèbre. Elle est apparue dans une spectaculaire robe noire corsetée signée Vivienne Westwood, ravivant au passage sa mythique queue-de-cheval de popstar.

Lauréate du Golden Globe de la Meilleure actrice dans un second rôle pour une mini-série, Erin Doherty a, elle aussi, célébré ce moment charnière de sa carrière dans une robe noire Louis Vuitton au design classique, ponctuée de détails au niveau des hanches.

Sans surprise, le contingent gothique et glamour d’Hollywood est resté fidèle au noir. Jenna Ortega n’a pas déçu avec une création Dilara Findikoglu aux découpes latérales dramatiques, tandis que Mia Goth a livré une élégance cinématographique dans une robe Dior dos nu à col halter, accompagnée d’un châle noir délicatement posé sur les épaules.

Aura de légendes

Alors, pourquoi cette déferlante de petites robes noires ? D’autant plus que la mode traverse actuellement une phase joyeuse et fantaisiste, en réaction directe à des années dominées par le Quiet Luxury. L’expression de styles très personnels sur le tapis rouge est bel et bien de retour — comme en témoignent les looks récents de Timothée Chalamet ou d’Alexander Skarsgård lors de leurs tournées presse — et les nouvelles icônes de style misent davantage sur l’excentricité, la surprise et une pointe d’humour (à l’image de la fameuse queue de baleine en strass de Teyana Taylor, portée… sur une robe noire, évidemment).

Pourtant, lorsqu’il s’agit de la saison des prix, un désir de renouer avec l’âge d’or d’Hollywood refait souvent surface. Les stars cherchent alors à s’inscrire dans la lignée des légendes du cinéma. Cette esthétique « jours glorieux » est d’ailleurs très présente dans la culture actuelle : il suffit de regarder l’affiche du Wuthering Heights (2026) d’Emerald Fennell, qui semble tout droit sortie des années 1930.

Retour aux codes historiques

À cela s’ajoute l’arrivée de nouveaux directeurs artistiques à la tête des maisons de mode les plus emblématiques. Un retour à une palette plus classique sur le tapis rouge devenait presque inévitable. À l’instar de Jonathan Anderson chez Dior, encore en train de poser les bases de sa vision, l’accent est désormais mis sur les codes historiques des maisons et leur réinterprétation, plutôt que sur des déclarations stylistiques trop audacieuses.

Histoire de praticité

Enfin, une autre considération entre en jeu : la praticité — et la postérité. Pour celles et ceux qui ambitionnent de marquer l’histoire lors de ces cérémonies, l’enjeu est d’apparaître intemporel. Un peu comme pour des photos de mariage : personne n’a envie de se dire, 30 ans plus tard, « mais qu’est-ce que je portais ? ». Et la petite robe noire, elle, ne se démode jamais.

Autrice : Rebecca Cope
Cet article a été traduit et adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur elle.com/uk. Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site web officiel.

Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Cookies strictement nécessaires

Cette option doit être activée à tout moment afin que nous puissions enregistrer vos préférences pour les réglages de cookie.

Statistiques

Ce site utilise Google Analytics pour collecter des informations anonymes telles que le nombre de visiteurs du site et les pages les plus populaires.

Garder ce cookie activé nous aide à améliorer notre site Web.