Milan Fashion Week 2026 : les moments qui ont marqué la première semaine

Du deuxième défilé de Simone Bellotti pour Jil Sander à la fête débridée de Glenn Martens chez Diesel.

Jil Sander

Pour la deuxième collection chez Jil Sander, Simone Bellotti a choisi d’envisager la marque non pas comme une maison, mais comme un foyer. « Un espace émotionnel où l’on vit, se sent en sécurité et à sa place. Ou pas », précisaient les notes du défilé. « Un foyer est un lieu où l’on peut chercher refuge ou que l’on peut vouloir fuir ; il peut être empreint de calme ou de tension, régi par des contradictions qui font partie de la vie. »

Une aura d’intrigue traversait la collection, qui jouait sur les contrastes entre géométrie et douceur. Certaines silhouettes affichaient des lignes nettes, d’autres épousaient délicatement les courbes du corps avec des coupes sablier. Une palette de base — noirs, bleus, beiges et gris — ancrerait l’ensemble, ponctuée d’éclats de couleur : tailleurs en bouclé bleu moucheté de corail, sacs vert terreux ou bordeaux profond, escarpins roses à pois. Le designer a également dévoilé une collaboration de lunettes de soleil avec Oliver Peoples, disponible prochainement.

Diesel

Cette saison, Glenn Martens nous invite à faire la fête sans retenue. Sa collection SS26 pour Diesel tournait entièrement autour de « se réveiller quelque part sans la moindre idée de ce qui s’est passé la veille », a-t-il expliqué. « Quand on s’éclipse discrètement de la chambre d’hôtel d’une personne qu’on ne connaît même pas, on est à son apogée. Ce sont des pièces ultra-portables pour une vie réussie. » Le denim apparaissait froissé, usé, parfois réinventé en versions velours, tandis que les mailles, chiffonnées et plissées, restaient pourtant parfaitement en place. Les imprimés floraux contrastés s’entrechoquaient, et les pièces en cuir se déclinaient dans des teintes acidulées façon bonbons. Une grande partie de la collection a par ailleurs été réalisée à partir de matériaux recyclés, selon la maison. Un nouveau sac, le D-One, a également fait ses débuts.

Le décor du défilé, lui, explosait en un chaos savamment orchestré : une accumulation de souvenirs amassés depuis la naissance de la marque en 1978, un bric-à-brac de bouteilles vides, babioles, archives Diesel et gadgets insolites éparpillés partout — comme les vestiges tangibles d’une fête mémorable la veille au soir.

Autrice : Tamison O’Connor
Cet article a été traduit en français et adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur elle.com/uk. Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site web officiel.

Tags : défilé · italie · analyse
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