Vous tombez malade dès que vous êtes en week-end ou en congé ? Voici pourquoi

Pourquoi est-ce que beaucoup d’entre nous se sentent bien lorsqu’ils sont occupés, mais tombent malades durant leurs jours de congé ? La raison est logique.
Nombreuses et nombreux l’auront remarqué. Tant bien que mal, vous affrontez la semaine. Malgré les heures supp’, les rendez-vous qui s’enchaînent, vous tenez le rythme. Et puis, dès que viennent les jours de congé, le corps lâche. Impossible de vraiment se détendre : maux de tête, frissons, sensation de malaise s’installent. On a rapidement fait de se dire : « pourquoi comme par hasard durant le repos ? » Cette impression, largement partagée, porte un nom : la « maladie des loisirs ». Il s’agit littéralement de cette sensation de courbatures et troubles physiques qui surgissent précisément au moment où l’on commence à lever le pied.
Des signaux émis lorsqu’on se sent en sécurité
On associe souvent le stress à la douleur immédiate. En réalité, le corps fonctionne à contretemps. En période de surcharge, la douleur est mise en sourdine. L’organisme, maintenu sous adrénaline et cortisol, reste en état d’alerte permanent : la fatigue et les tensions passent au second plan. Puis, dès que le rythme ralentit et que la pression retombe, les signaux jusque-là étouffés refont surface. Le corps se sent enfin en sécurité et peut lâcher prise. La douleur qui apparaît n’est donc pas un effondrement brutal, mais un message différé — celui qu’on a trop longtemps ignoré.
Un corps qui n’a pas appris à se reposer
La « maladie des loisirs » ne s’explique pas uniquement par un système immunitaire fragilisé. Il révèle surtout une mauvaise gestion du repos. À pleine vitesse toute la semaine, on freine brutalement le week-end. Le corps, pris de court, n’a pas le temps de récupérer, et ce choc à l’arrêt se paie physiquement. S’y ajoutent des facteurs psychologiques : l’injonction à tenir coûte que coûte, la douleur qu’on repousse, l’épuisement qu’on nie. Dès que la pression retombe, émotions et fatigue refoulées refont surface. Corps et esprit se relâchent enfin — et réclament leur dû.
Le moment où votre corps décide que c’est « bon maintenant »
Tomber malade pendant les jours de repos ne relève donc pas d’une fragilité physique, mais d’un attachement excessif à la tension. La solution ne consiste pas simplement à « mieux se reposer », mais d’apprendre à ralentir autrement. Introduire des respirations dès la semaine, transformer le week-end en décélération progressive plutôt qu’en arrêt net. Le corps a besoin d’être préparé. Donc si la douleur surgit pendant le repos, ce n’est pas un signal d’alarme, mais un message. Un message ancien, longtemps ignoré, qui demande, à un moment donné, d’être enfin entendu. Le corps, lui, le sait bien avant vous. Reste seulement à l’écouter.
Autrice : Kim Young-jae
Cet article a été adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur elle.co.kr. Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site web officiel.