Avocado toast : est-ce vraiment sain d’en manger tous les jours ?

Star des brunchs et des feeds Instagram, l’avocado toast s’est imposé dans nos assiettes. Mais que se passe-t-il quand il devient un rituel quotidien ?

On ne va pas se mentir : quand on trouve LE petit-déjeuner qui nous convient, on ne le lâche plus. Et pour beaucoup d’entre nous, ce rituel ressemble à une tranche de pain grillé recouverte d’avocat écrasé. Mais manger la même chose tous les matins interroge forcément : notre tartine fétiche est-elle à la hauteur de sa réputation, ou sommes-nous victimes d’un joli coup marketing ? Deux diététiciennes interrogées par Real Simple ont tranché. Verdict : le rituel quotidien serait non seulement acceptable, mais recommandable. À condition de ne pas tomber dans certains pièges.

Pourquoi les diététiciennes valident le toast à l’avocat au quotidien ?

Le premier argument tient au nutriment dont nous manquons presque toutes : les fibres. Entre l’avocat et une tranche de pain complet, chaque toast en apporterait au moins sept grammes, un score que peu de petits-déjeuners peuvent revendiquer. De quoi soutenir la digestion, stabiliser la glycémie et tenir jusqu’au déjeuner sans fringale. Le second argument concerne ce que l’avocat remplace. Là où beurre, margarine ou fromage apportent des graisses saturées, lui mise sur les insaturées, celles qui prendraient soin du cœur et du cholestérol. Ajoutez les vitamines C, E, K, les vitamines B et le magnésium du fruit, et le tableau est complet.

Les trois pièges qui ruinent un avocado toast

Attention toutefois, car tout se joue dans les détails. Piège numéro un : le pain blanc, qui vide la tartine de son intérêt en n’apportant que des glucides rapides. On lui préfère un pain complet, au levain, germé ou aux graines. Piège numéro deux : le toast « nu ». Sans protéine, la tartine reste un en-cas incomplet. Un œuf, du cottage cheese, du saumon fumé ou des haricots blancs écrasés la transforment en vrai repas. Piège numéro trois, le plus sournois : les garnitures gourmandes. Bacon, jambon, sauces au beurre et main lourde sur le sel feraient basculer notre allié santé du mauvais côté de la balance.

Faut-il quand même varier ses petits-déjeuners ?

C’est la nuance qu’apportent les expertes : la routine n’est pas un problème, la monotonie stricte, si. La parade est simple : on garde la base et on fait tourner le reste. Œufs et tomates un matin, concombre et saumon le lendemain, légumineuses et piment doux le surlendemain. Chaque variation élargit le spectre des nutriments sans toucher au plaisir du rituel. Car au fond, le meilleur petit-déjeuner c’est celui qui nous cale, nous régale et nous fait du bien.

Autrice : Kelly Haddad
Cet article a été adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur elle.fr. Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site web officiel.

Tags : conseils · science
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