Faîtes place à la femme moderne, ce cyborg qui se réapproprie sa sensualité

Le 3 mars, à la Fashion Week de Paris, la marque française Atlein a dévoilé une collection hivernale célébrant avec éloquence le féminisme des temps modernes. Et c’est un oui, à multiples reprises.

« Le cyborg est une sorte de moi personnel et collectif post-moderne, désassemblé et réassemblé. C’est le moi que les féministes doivent coder. » Les mots de Donna Haraway, tirés de son œuvre Des singes, des cyborgs et des femmes (2009), font cruellement écho à la collection d’Atlein présentée ce dimanche 3 mars.

Au Palais de Tokyo, la nouvelle créativité d’Antonin Tron a anéanti tel une fascinante météorite en chute libre de nombreux statuts sociaux enigmatiquement toujours infériorisés de la femme contemporaine. Le temps de quelques minutes, le directeur artistique français a alors donné vie aux fondements de la célèbre féministe socialiste américaine: celui de transformer la femme moderne en un agent humain éminemment hétérogène, libéré des entraves sociales, technologiques, et animé d’une fabuleuse conscience de soi.

Sensuel, jamais indécent

Le vestiaire hivernal 2024 pensé par la marque française a ainsi fusionné des vêtements utilitaires à une aura hyper féminisée. Pleins phares sur les robes en jersey côtelé et viscose tantôt électrisées par des capuches de protection, tantôt par des ferrures ou encore des fermetures éclair métalliques cousues dans des détails de construction désarmants. Ces derniers ont comme évoqué le geste sensuel d’ouverture et de fermeture du corps féminin à la merci non plus de la société, mais de la femme elle-même. Nombreuse autres silhouettes d’Atlein se sont alors enchaînées prêtant leurs lignes à celles de guerrières ou survivantes dignes des blockbusters de science-fiction les plus marquants.

Entre fronces et drapés, moulage et transparence, la collection d’Atlein pour la saison automne-hiver 2024 expose le corps féminin dans une tension hautement sensuelle qui ne dépasse pourtant jamais la frontière de l’indécent. Bien au contraire, son esthétique extraterrestre lui confère une pureté aussi alléchante que pertinente au regard d’une vision autrefois perçue comme futuriste, qui s’avère aujourd’hui plus que d’actualité.

A lire aussi: La célèbre marque Ottolinger imagine avec Swisscom une collection en hommage à la Suisse

Pour ELLE Suisse, la réécriture de notre société est maîtrisée, signe d’un succès toujours plus croissant du côté de cette jeune maison qui, depuis ses débuts en 2016, cultive avec brio sa singularité.

Tags : Femme · Design · féminisme · designer · paris · fashion week

Le 3 mars, à la Fashion Week de Paris, la marque française Atlein a dévoilé une collection hivernale célébrant avec éloquence le féminisme des temps modernes. Et c’est un oui, à multiples reprises.

« Le cyborg est une sorte de moi personnel et collectif post-moderne, désassemblé et réassemblé. C’est le moi que les féministes doivent coder. » Les mots de Donna Haraway, tirés de son œuvre Des singes, des cyborgs et des femmes (2009), font cruellement écho à la collection d’Atlein présentée ce dimanche 3 mars.

Au Palais de Tokyo, la nouvelle créativité d’Antonin Tron a anéanti tel une fascinante météorite en chute libre de nombreux statuts sociaux enigmatiquement toujours infériorisés de la femme contemporaine. Le temps de quelques minutes, le directeur artistique français a alors donné vie aux fondements de la célèbre féministe socialiste américaine: celui de transformer la femme moderne en un agent humain éminemment hétérogène, libéré des entraves sociales, technologiques, et animé d’une fabuleuse conscience de soi.

Sensuel, jamais indécent

Le vestiaire hivernal 2024 pensé par la marque française a ainsi fusionné des vêtements utilitaires à une aura hyper féminisée. Pleins phares sur les robes en jersey côtelé et viscose tantôt électrisées par des capuches de protection, tantôt par des ferrures ou encore des fermetures éclair métalliques cousues dans des détails de construction désarmants. Ces derniers ont comme évoqué le geste sensuel d’ouverture et de fermeture du corps féminin à la merci non plus de la société, mais de la femme elle-même. Nombreuse autres silhouettes d’Atlein se sont alors enchaînées prêtant leurs lignes à celles de guerrières ou survivantes dignes des blockbusters de science-fiction les plus marquants.

Entre fronces et drapés, moulage et transparence, la collection d’Atlein pour la saison automne-hiver 2024 expose le corps féminin dans une tension hautement sensuelle qui ne dépasse pourtant jamais la frontière de l’indécent. Bien au contraire, son esthétique extraterrestre lui confère une pureté aussi alléchante que pertinente au regard d’une vision autrefois perçue comme futuriste, qui s’avère aujourd’hui plus que d’actualité.

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