Irene Balascas, directrice marketing Nespresso Suisse : « Le café est un produit très émotionnel »

Elle met autant de cœur que de rigueur à construire un monde où innovation et durabilité se rejoignent. Mais son véritable plaisir, c’est le goût des belles choses.

Directrice marketing et durabilité chez Nespresso Suisse, Irene Balascas gère ses responsabilités avec l’exigence et l’engagement qui font la force des grands leaders. Mais ce serait sans compter sur une nature ouverte et chaleureuse, puisée dans ses origines méditerranéennes. Dès le premier instant, elle insuffle son énergie positive. «Je me vois un peu comme une magicienne», dit celle qui œuvre dans l’univers des capsules colorées et de leurs palettes d’arômes. Femme solaire, elle revendique l’ambition qu’elle met autant au service de son travail que de son épanouissement personnel. Briller ne se résume donc pas à performer, c’est savoir rayonner bien au-delà, dans la vie et au contact de vraies personnes.

ELLE Suisse : Proposer un café à vos visiteurs, est-ce une obligation ?
Irene Balascas :
Presque ! (Sourire). Mais il est vrai que le café est partout : il vous attend au réveil, vous le buvez au bureau, entre amis, en famille… C’est la partie de mon travail qui ne me quitte jamais, ce qui ne me déplaît pas !

Quel chemin vous a conduit chez Nespresso ?
J’habite en Suisse depuis 15 ans, mais j’ai grandi en Sicile et j’ai fait mes études de marketing à Milan. J’ai toujours voulu quitter le Sud, voyager, découvrir de nouveaux pays. J’ai d’abord travaillé pour le groupe Danone en Italie, puis j’ai intégré le siège global de Nestlé où je me suis occupée en partie de l’innovation. De fil en aiguille, je me suis retrouvée chez Nespresso Suisse.

L’agroalimentaire, était-ce un secteur qui vous intéressait dès le départ ?
Pas du tout, j’avais d’abord envisagé de devenir journaliste… mais comme j’avais autant de facilités en maths qu’en littérature, le choix était compliqué. À la Bocconi (ndlr. la Business School de Milan), j’ai trouvé un programme qui alliait marketing, art, culture et communication. Je me voyais déjà au Museum of Modern Art (MoMA) de New York diriger un musée ! (Rires). Ce n’est pas ce qui s’est passé ; la vie est pleine de surprises, mais je m’épanouis complètement dans mon métier.

Mes parents me font souvent remarquer que le café, c’était mon destin.

Irene Balascas, directrice marketing et durabilité chez Nespresso Suisse
ELLE Suisse

Votre travail comporte-t-il une part créative ?
Il y a deux aspects à mon travail : un côté analytique, des chiffres et des données à interpréter, et un côté plus créatif. Le café est un produit très émotionnel. Ma mission, c’est d’intercepter ce qui affecte le consommateur. Il y a toute une psychologie, une compréhension des choses qui bougent, les préférences, les attentes auxquelles répondre… C’est le credo de ma vie ; c’est pour ça que j’adore le marketing.

Êtes-vous ambitieuse ?
Absolument! L’ambition, c’est croire en soi et avancer là où l’on veut, avec effort et engagement. C’est ce qui me pousse à élever le niveau. Mais c’est aussi un concept collectif : j’aspire à être entourée de personnes ambitieuses ; c’est ce qui nous pousse à nous dépasser et à innover, tout en respectant nos valeurs, car il faut rester dans une ambition positive.

Nespresso s’est positionné sur un segment luxe. Quel est votre regard là-dessus ?
J’ai grandi en Sicile, entourée de beauté. L’art, l’architecture, l’histoire des civilisations grecques, romaines, arabes… j’ai baigné dedans. Pour moi, l’esthétique est capitale. J’aime la beauté. Ce n’est pas la surface qui m’attire, mais la quête du beau – l’attention portée aux détails, au décor, au packaging parfait qui donne de la valeur aux choses, dans le respect de la durabilité.

J’aspire à être entourée de personnes ambitieuses ; c’est ce qui nous pousse à nous dépasser et à innover.

Irene Balascas, directrice marketing et durabilité chez Nespresso Suisse
ELLE Suisse

Votre métier, c’est votre équilibre ?
L’équilibre est une notion complexe. On n’arrive pas toujours à l’atteindre. C’est une quête permanente dans la vie quotidienne, professionnelle et personnelle. Chez moi, le travail occupe une grande place physique et surtout mentale. Il faut savoir se déconnecter, d’autant plus quand on aime ce qu’on fait, car on peut avoir tendance à y penser tout le temps.

Et le stress, comment le gérez-vous?
J’ai la chance de travailler dans un lieu superbe, avec le lac, les montagnes… cela a un effet très apaisant. Je me ressource au contact de cette nature. Comme je suis hypersociale, j’aime beaucoup les sorties entre amis. Je fréquente des personnes qui travaillent dans des milieux très différents du mien, cela m’offre une respiration en dehors de mon quotidien.

Votre mari vous aide-t-il dans votre emploi du temps chargé?
Avec notre petit garçon de 5 ans, notre vie est bien occupée. Pour que ça fonctionne à la maison, il est indispensable de former un écosystème dans lequel on se soutient. Et même s’il y a des moments où tout n’est pas parfait, je peux dire que je suis plutôt bien tombée…

Il faut savoir se déconnecter, d’autant plus quand on aime ce qu’on fait.

Irene Balascas, directrice marketing et durabilité chez Nespresso Suisse
ELLE Suisse

Quelle personne vous inspire ?
Ma mère est mon modèle. Elle a un poste à grandes responsabilités, ce qui ne l’a jamais empêchée d’être présente quand j’avais besoin d’elle. J’espère que je transmettrai la même chose à mon fils, que je lui donnerai l’exemple d’une femme moderne qui ne culpabilise pas de ses choix professionnels et familiaux, qui s’autorise à tout vivre pleinement.

Vous citez souvent vos parents en exemple. Que vous ont-ils apporté ?
Mes parents m’ont appris la confiance et le courage. Ils m’ont donné une base solide ; je savais que si je tombais, il y avait quelqu’un pour me relever, et ce sentiment vous le gardez pour la vie. Ils m’ont toujours dit que je pouvais faire ce que je voulais, à condition d’y mettre l’énergie nécessaire. J’ai intériorisé ce message du «you can do it».

Le souvenir de votre premier café ?
Je devais avoir 7 ans ; tout le monde buvait du café autour de moi – forcément, en Italie ! (Rires). Je n’avais pas le droit d’en boire, mais piquée par la curiosité, j’ai été à la cuisine et j’ai vidé tous les fonds de tasse des invités. J’ai tout de suite adoré le goût. J’avais hâte d’être en âge d’en consommer, mais j’ai dû attendre jusqu’à mes 14 ans… Mes parents me font souvent remarquer que le café, c’était mon destin.

Tags : Femme · interview · café
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