Comment l’âge et la ménopause modifient ce qui nous attire chez les hommes ?

Visage, barbe, silhouette… L’attirance n’est jamais figée. Selon une étude récente, l’âge et la ménopause influenceraient profondément la manière dont les femmes perçoivent la séduction masculine. En clair, ce qui nous fait craquer à 30 ans n’est plus forcément ce qui nous séduit à 60. Explications.
Une femme ne recherche pas forcément la même chose chez un homme à 30 ans et à 60. Si cette évolution des goûts semble intuitive et spontanée au premier abord, une nouvelle étude scientifique suggère au contraire que la ménopause jouerait un rôle-clé dans la manière dont les femmes perçoivent l’attirance masculine.
Publiée dans la revue Adaptive Human Behavior and Physiology, cette recherche montre que les préférences féminines en matière de traits masculins évoluent non seulement avec l’âge, mais aussi en fonction du statut ménopausique. En clair : une femme ménopausée ne serait pas attirée par les mêmes caractéristiques physiques chez un homme après sa transition hormonale.
La barbe, un atout séduction après 50 ans ?
Les recherches s’appuient notamment sur un échantillon de 122 femmes polonaises âgées de 19 à 70 ans, réparties selon les trois stades de la ménopause : préménopause (45 participantes), périménopause (30) et postménopause (47).

En l’occurrence, les scientifiques ont soumis aux participantes des images d’hommes dont le visage et la silhouette avaient été modifiés informatiquement afin de faire varier les traits masculins, la pilosité faciale et la musculature.
Résultat : les femmes les plus âgées déclaraient une préférence marquée pour les hommes avec une barbe plus fournie, ainsi que pour des silhouettes plus fines. Aussi, les femmes ménopausées avaient tendance à juger les visages aux traits plus féminins comme étant plus attirants, ce qui n’est clairement pas le cas des plus jeunes d’entre elles.
Des choix guidés par la biologie ?
Selon les auteurs de l’étude, ces différences dans les attirances de chacune pourraient s’expliquer par la biologie. La barbe serait davantage associée à la maturité par les femmes plus âgées. La musculature, elle, resterait un critère plus important chez celles qui envisagent la maternité. Un souhait tout bonnement absent parmi les préoccupations des femmes ménopausées.
Comme l’expliquent les chercheurs, « les femmes plus âgées, potentiellement moins attentives aux caractéristiques liées à la fertilité en raison de la diminution des fonctions reproductives à la ménopause, pourraient privilégier les comportements associés à l’acquisition de ressources ou à la dominance sociale. » La barbe étant considérée comme « un signe de maturité » deviendrait ainsi plus attirant pour elles.
Des préférences qui s’expliquent aussi par les contextes culturels
Dans leur rapport, les scientifiques rappellent toutefois que ces préférences ne sont pas universelles et peuvent varier selon les contextes culturels. En conclusion, ils soulignent : « Ces résultats suggèrent que la ménopause pourrait jouer un rôle crucial dans la perception qu’ont les femmes des caractéristiques masculines, notamment en ce qui concerne l’attrait physique ».
Une chose reste néanmoins à souligner : ni l’âge, ni le statut ménopausique n’ont influencé la perception de l’agressivité ou de la dominance sociale des hommes par les participantes… Preuve indiscutable que l’attirance physique reste un mécanisme complexe, loin de se résumer à une simple question d’hormones.
Autrice : Justine Briquet-Moreno
Cet article a été adapté pour la Suisse après avoir initialement été publié sur elle.fr. Retrouvez tous les autres articles de cette édition sur le site web officiel.