Dès le 1er juillet 2026, en Suisse, toute violence envers les enfants sera explicitement interdite

Mardi, la Confédération a annoncé avoir inscrit le principe d’une éducation sans violence dans le code civil suisse. Une réforme symbolique forte, alors qu’un enfant sur quatre subirait encore des violences verbales ou physiques.
C’est une étape symbolique pour la protection des enfants en Suisse. Mardi 25 février, le Conseil fédéral a annoncé l’entrée en vigueur d’une modification du Code civil suisse. Dès le 1er juillet 2026, toute forme de violence dans l’éducation, qu’il s’agisse de châtiments corporels ou d’autres traitements humiliants, sera explicitement proscrite en Suisse.
Déjà interdit dans une cinquantaine de pays
Le droit actuel interdit déjà aux parents de recourir à la violence, le droit pénal comme le droit civil protégeant les enfants au sein du cadre familial. Cette révision marque plutôt un tournant symbolique fort puisqu’elle grave noir sur blanc ce principe. Selon de nombreuses études, une loi explicite réduit fortement les cas de violence dans l’éducation.
Au-delà du signal sociétal, la réforme adoptée par le Parlement le 26 septembre 2025 prévoit également d’obliger les cantons à garantir un accès suffisant à des offres de conseil et de soutien, destinées aux parents comme aux enfants, ensemble ou séparément, en cas de difficultés éducatives.

En interdisant légalement les châtiments corporels dans l’éducation, la Suisse rejoint les 56 autres États à avoir déjà franchi le pas, parmi lesquels l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne et dernièrement la France. Selon Unicef, « environ un quart des enfants sont exposé.e.s à des humiliations verbales, des cris ou des menaces de la part de leurs parents. Par ailleurs, 7,4 % d’entre eux·elles subissent régulièrement des châtiments corporels ou d’autres mesures coercitives ».